jeudi 12 janvier 2012

Porn Review #1 : James Deen vs. Xander Corvus

Quoi donc ? Ce n'est que le millième article écrit sur James Deen ?
Oh. Et bien oui, James Deen excite plus les teens que Charmant. Encore que je ne puisse plus être classée teen. Désolé à tous les chineurs qui jouent au type parfait, on veut un feuj au regard pervers. Et pas le genre Freud, plutôt David Cohen sous Ritalin. C’est injuste et illogique, mais allez quoi, on est des femmes.

Pour temporiser, et apporter une vision croisée, Xander Corvus, autre fantasme pr0n de ces dames, mérite que l'on parle de lui.
A regret, je ne peux pas disserter sur les mérites comparés des acteurs pornos avec la plupart de mes amies.  Certaines se bloquent, d’autres feignent un vague intérêt doublé d’une gène sous jacente.
Et si il est facile de débattre de pornographie en tout genre avec des hommes, il est beaucoup plus ardu d’aborder le sujet des acteurs.
Le plupart du temps, ce que l'on obtient d'un homme lambda se résume souvent à « ce n’est pas ce à quoi je fais attention, mais il a une grosse teub». 
Merci, je n’avais pas vu.

Les filles, pourtant, gagneraient à s’intéresser à mes deux chouchous du game. Si l’un jouit déjà d’une renommée mondiale, l’autre est bien moins connu. Ils représentent chacun un profil bien particulier de boy next door, le mec que tu as déjà croisé dans ta sexlife, pour peu que tu en ais une.
  
Xander Corvus, c’est un peu le cliché des teens movie, le beau mec à l’ouest.  IRL, c’est ton dealer, un peu lent, un peu con, mais tu couches avec parce que ta came devient magiquement gratos. Et qu’il est sexy, bien sur.
Tu sens qu’il est gentil, il peut être doux mais il joue les durs et tape sec au fond.
Et ce n’est pas toujours désagréable. 


Xander, il a ton âge ma poule, 22 ans au compteur et une gueule un peu dure qui le vieillit. Tous les signaux se mettent à hurler « Prends-moi », au risque de le regretter amèrement par la suite.
Xander, c’est le plan cul du RTT, un moment sans conséquence, mais c’est aussi le profil type du plan « cercle vicieux » de la célibataire en manque.
Attention, danger.
Mon Xander à moi, c’était Remi, rencontré au Rex, fréquenté un temps. Beau Cul Belle Gueule, pas subtil mais de la poudre à profusion. Sans commentaire.
J’ai eu beau scruter les tubes, jouer des tags, impossible de trouver des scènes vraiment bonnes de Mr Corvus, à l’exception de celle gracieusement dénichée par le Tag Parfait (#keur) qui me l’a fait découvrir, cuisses et yeux grand ouverts.
Il n’y a plus qu’à rester à l’affut, mettre en place une putain de veille à spectre large et attendre…
Et dans l’intervalle, je diffuse son existence et mes dépravations à mes connaissances.

Si Xander n’est pas menaçant car visiblement peu machiavélique, il est en tout autre avec James Deen.
IL PUE LA PERVERSION. La moindre scène de porn ou il se trouve change, se charge d’une tension irrésistible, qu’il y ai un jeu dominant/dominé ou non. 


Certains hommes n’ont rien de particulier à première vue, ils sont beaux comme tout le monde, ni plus ni moins. On en croise plusieurs en un simple trajet sur la ligne 1.
Et puis parfois, il suffit d’un regard. Quand soudain, tu passe dans la ligne de vision, et leurs yeux s’attardent ? Certains de ces mecs banals ont un regard tellement chargé de perversion qu’il est impossible de rester stoïque. 


Tout dépend du physique que l’on a en face, et de sa tolérance à la perversion, mais personnellement, quand je croise ce regard chez quelqu’un qui me plait, j’y oppose la même dose de débauche. 
James Deen, c’est un peu ça. Un physique classique, bien, mais sans prétention, le boy next door.
Sauf que non, il a une façon incroyable de faire subir à sa partenaire une violence douce-amère, une brutalité câline qui fait fondre les os et bruler les chairs.  

D’habitude, je ne fais que très peu de transfert sur les filles qui jouent dans les pornos, mais je jalouse chaque partenaire de James, chacune des MILF artificielles qu’il saute. C’est cette envie d’être à leur place, que je n’ai que peu ressentie en regardant un porn. Il faut dire que la plupart des acteurs pornos usuels, je ne me les taperais pas.

Oui, c’est étrange comme réaction, oui, normalement c’est pas vraiment comme ça que cela fonctionne, non,je ne sais pas pourquoi. Moi j'aime bien quand je sens que la fille en face a un peu mal, n'aime pas trop ce qu'on lui fait, mais quand même un peu. James Deen est donc un peu mon fantasme porn parfait, le genre que tu sens pouvoir trouver IRL. 

C'est flou, mais miaou !


Mais comme choisir, c'est renoncer, je veux bien que la Porn Valley me prépare un bon Threesome de compet' avec James et Xander, et une brunette pas trop retouchée. Merci d'avance.

Wave









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vendredi 16 décembre 2011

gay porn and minimal techno

je t'aime bien Brent Corrigan, même si tu préfères les zizis.
J'aime bien le porno gay parce qu'il n'y a pas de rictus sur-maquillés de plaisir simulé, juste des bruits bien crus. Pas de couinements de hamster écrasé quand il ya pas à couiner. J'aime bien le porno gay parce qu'il y a des préservatifs. J'aime bien le porno gay parce qu'il n'y a pas de seins où mettre de la silicone, pas d'ongles longs, pas de cheveux au vents. Je préfère le porno gay parce que les jolis garçons qui se bourrinent ça m'excite, parce que le plaisir est symétrique.
Bon d'accord, je préfère un peu plus le teen gay parce que les ados un peu secs qui se sucent la bite dans une salle de classe ça me parle plus que Schwarzy qui se prend un gode de la taille de mon bras... Mais chacun sa came hein.
Mais je crois bien qu'il y en a une autre qui aime bien les trucs un peu pédés pournenommerWAVEpersonne

Allez, à toi.
- D.

mercredi 19 octobre 2011

CUMSHOTS MANIACS

Om nom nom

Ne prenons pas de gants et pénétrons directement dans le vif du sujet. Je ne sens pas encore l'envie d'écrire un article centré sur moi, parlons donc de nous. Nous, humains, basses créatures menés par notre entrejambe. Parlons de nos sales petites manies, bien ancrées, répétitives.
Commençons si vous le voulez bien par celles des hommes.
Je suis une femme, qui plus est de mauvaise foi, c'est la solution de facilité, mais nous nous attaquerons à nos manies féminines plus tard.
Attention, je ne prétends pas généraliser, ou tout savoir. Je me base sur un panel d'individus masculins, entre 16 et 35 ans, d'une quantité... plus vraiment respectable.
Objectivement, la baise, tout le monde en fait toute une histoire, et ce des deux côté du champs de bataille. Jouir, faire jouir, faire durer ou expédier l'acte, en deux ou trois coups de canon rapides.
Bien trop de questions pour quelque chose d'aussi instinctif.
Ah, l'instinct. Le voilà, pernicieux. Après tout, d'un point de vue biologique, la finalité de tout cela reste la reproduction.
Ne vous emballez pas, le plaisir reste l'objectif initial, qui nous pousse à séduire, et à supporter les ronflements et les habitudes de nos partenaires.
Mais, malgré tout, l'instinct devrait amener l'homme à jouir profondément enchâssé au fond de la femme.
Notre société, depuis des millénaires, contredit la nature. Et la génération X (ou Y, je ne sais plus), la génération de tubes, d'internet et de ses méfaits, va plus loin dans le contre-nature (pas de jugement, je le rappelle). Que cela soit la sodomie, l'onanisme, l'amour sans pénétration ou autres pratiques que j'ignore encore...
I
Pourquoi 75% de mon panel, et par conséquent une probable quantité non négligeable des hommes, réclament constamment de se libérer ailleurs ? Bouche (grand gagnant des suffrages), seins... Finalement, assez peu choisiront le "politiquement correct" en étant confrontés à un choix.
Non pas que cela ne soit particulièrement dérangeant pour la femme.
Pardon, je généralise. Ramenons les choses à mon expérience, à mes envies. Je me fous que l'on jouisse dans ma bouche, dans ma chatte, sur mes seins ou dans mon cul.
L'ennui vient de la répétition, cette manie lassante de vouloir jouir dans notre bouche. L'aspect visuel me semble-t-il, les hommes sont parfois tellement focalisés sur ce qu'ils voient !
Cette réflexion m'est venue après quelques nuits avec un homme que j'appellerais S. Il n'y avait rien à redire sur sa figure ou son cerveau, mais un énorme problème s'est posé un fois que nous avons échoué sur le lit.
S. a entre 20 et 24 ans (restons vagues, S. pourrait passer par ici), un membre issu de la génération plongée au coeur du porn.
Le pauvre tentait de reproduire ce que seuls des performers peuvent faire. Sans m'étendre sur la rythmique (catastrophique) ou sa connaissance de la cartographie féminine, S. ne pouvait jouir que d'une seule façon : sa partenaire sous lui, pendant qu'il profitait de sa bouche. 
Or ces soirs-là, j'étais la partenaire, et je n'était pas enthousiasmée par la position.
Cette scène immuable du cumshot, probablement inspirée par l'industrie pornographique, mène à une éjaculation ciblée, chiante, et humiliante. Pas dans le sens excitant du terme.

Pourquoi ne pouvait-il pas jouir autrement ? Je ne m'autorise que des suppositions. S. est un cas que l'on croise régulièrement, d'après mes sources externes. Beaucoup d'autres individus dont j'ai coupé la route jouent la demi-mesure, et alternent les plaisirs.
Et putain, c'est carrément mieux.
Ce qui m'a exaspérée chez S, c'est cette sensation d'être prise comme une performeuse, sans considération aucune. J'avale, certes, j'aime le cul, très bien, mais jouer un porn dans la vie réelle... C'est différent, ce côté machine, déshumanisé qu'à le gonzo ne fait que rarement envie IRL.
Je me perds moi-même, puisque je ne sais pas si le ressenti vient de moi ou de la situation.

J'aborde le sexe comme un échange, de fluides, mais aussi d'envies, de ressentis idéalement positifs. Dans beaucoup de cas, malheureusement, chacun ne pense qu'à son plaisir, et celui-ci une fois atteint, l'autre n'a plus d'utilité. Dans le cas d'une relation purement sexuelle en tous cas. C'est d'autant plus flagrant quand ton partenaire te réclame à plusieurs reprises de se finir dans ta bouche.
J'utilise consciemment "se finir", car c'est la sensation qui se dégageait de cette manie.

On parle souvent dans les torchons de la presse féminine de cet amalgame entre vie réelle et vie pornographiée. Je n'y croyais pas, je n'y crois toujours pas en général, mais visiblement certains en sont victimes.

Finalement, c'est une sorte de méthode Ogino appliquée au XXIème siècle.
Messieurs, l'aspect visuel de votre jouissance est irréfutable, cependant la sublimer autrement que dans notre bouche est-il possible ?
L'objectif ? Faire de la baise de notre siècle autre chose qu'un papier carbone de Youporn.

(Même si le sperme a un goût délicieux.)

W.

samedi 15 octobre 2011

Comment on fait les bébés?

Drop, c'est moi.
Et j'aime pas les blogs.
Non, en fait j'aime pas les bloggeurs. Oui, oui, je sais: j'écris un article... de blog. Très malin, merci. En plus, l'idée même de ce blog nous est venue dans un cadre des plus hipsters: le Fap Club au Carmen. Mon banquier pleure encore mes deux rhum-coca.
Bref, on voulait parler de cul, parlons de cul! Finalement malgré la flopée de bloggeuses (pardon j'en ai vraiment après les bloggeuses pas vrai) qui parlent un peu de leur vie sexuelle, je reste souvent sur ma faim. Très bien, ta soirée de défonce avec Mandy sur du MGMT samedi dernier t'a fait frétiller la culotte et tu t'es retrouvée avec une bite à chemise bûcheron-wayfarer dans la bouche des toilettes du... Euh non attends... Passons, tu me parles de tes histoires de fesse, de cœur, mais ce qui m'intéresse moi, c'est comment on en est arrivés là. Pourquoi avons-nous fait notre éducation sexuelleavec le porno plutôt qu'avec le bon vieux bizutage d'internat? Pourquoi ce besoin éperdu de rouler des pelles dès que la chaleur monte, que les lumières clignotent et que la musique fait boumboum? Que se passe-t-il dans la tête des jeunes pendant une partie de jambes-en-l'air? Et après? Enfin bref, COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVES LA?!
Oh j'entends des cris... "A pooooil!"
Bon, ben pour inaugurer le Boudoir, je vais parler de moi, c'est ce que je fais de mieux.

    Pour moi, le porno a toujours été partout. Dans un passage de livre, un téléfilm, une publicité... C'est sûrement pour ça que jusqu'à il y a quelques mois, je n'en avais jamais regardé. Pourquoi stresser sur l'ordinateur familial à surfer sur des sites internet ultra glauques qui t'ouvraient quinze fenêtres pop-up par clic, alors que je me contentais très bien de ce qui me tombait sous la main? (Ne détourne pas le regard, je l'ai vu dans tes yeux t'as pensé "Ah ouais Julie Lescaut")
    En fait (petite musique de confession, attention lecteur je t'ouvre mon cœur), tout a commencé quand j'avais six ans. Mon père avait une bonne bibliothèque de bandes dessinées, et parmi elles, celle qui a marqué le début de ma vie sexuelle: Le Déclic de Manara. Je suis tombée dessus par hasard, je ne la connaissais pas, alors je l'ai empruntée. Je n'y comprenais pas grand chose, mais je la relisais encore et encore en cachette. Je me souviens très bien des couleurs, du frisson de l'interdit... J'ai tout de suite compris que ce n'était pas de mon âge, et surtout qu'il ne fallait pas que je me fasse piquer la main dans la culotte, mais trop tard j'avais mordu dans le fruit défendu.

    C'est sûrement comme ça aussi que j'ai compris que le sexe était quelque chose de secret, d'un peu coupable et de légèrement tabou. Ensuite, je stockais les images un tant soit peu érotiques sur lesquelles je tombais dans un coin de ma tête, pour me les repasser le soir venu, dans le noir, entre les draps chauds et humides.
    Finalement, la masturbation a toujours été une évidence pour moi: je ne me suis jamais demandée si ce que je faisais n'était pas dégoûtant, si c'était normal... (Par contre je me suis bien demandée si plus on le faisait moins ça marchait, je me suis vite rendue compte que non) Du coup, l'orgasme aussi a toujours été une évidence. Clitoridien, j'entends; et comme ça marchait à chaque fois, et que c'était le truc le plus agréable que je connaissais, ça ne pouvait pas être mal...

    Évidemment, en quinze ans je me suis posée bien d'autres questions; quid de l'orgasme vaginal (qui reste pour moi une sorte de légende urbaine), des vibros, de l'amour, und so weiter. Pis il y a eu la première fois (bien tardive), la Liberté (on verra ça plus tard), les micro-bites, les méga-flops, les inquiétudes sur ma propre performance, les feux d'artifice au lit, ma planche à pain malgré l'adolescence révolue...
    Quoi qu'il en soit, ce n'est pas grâce au livre "Comment naissent les bébés" que m'ont offert mes parents que je me suis rendue compte que quelque chose de louche se tramait sous la ceinture...

D.


Edito

Nous savons tous quelle quantité de sites, blogs, tumblr existent sur le cul. Vous allez nous dire, pourquoi un de plus ? Quelle valeur ajoutée ?
Ça reste bien sûr à déterminer, je crois que nous-même ne le savons pas encore. L’envie d’écrire est venue comme une envie de jouir, au hasard d’une soirée parisienne bien imbibée.
L’inspiration vient du fond de la bouteille, et de la culotte.
Je n’imagine pas de sujet plus fédérateur que le sexe. Tout le monde pratique, ceux qui n’ont pas cette chance y aspirent.
So then, pourquoi ne pas rajouter nos opinions et expériences à celles que l’on peut déjà lire. Tous les goûts sont dans la toile !

L’objectif Initial est finalement un blog cul qui va développer tous ces fils d’idées sur le sexe que tout un chacun peut avoir au quotidien, lors d’une séance de matage du métro, de  l’after clope… Peu importe le lieu ou le moment, nous y pensons tous, si souvent que cela en devient parfois frustrant.
C’est bien sûr amusant d’en débattre (et de se débattre…) avec des amis, mais impossible d’avouer ses pires envies, ses pires expériences, ou les meilleures… De cet état de fait vient ce blog, étonnant qu’il soit plus facile de parler crûment URL qu’ IRL.

L’exercice est amusant, bon enfant et agréablement pervers. Et quoi de plus exquis que les perversions ?
Nous ne nous présenterons pas maintenant, nos articles le feront pour nous. L’une signe Wave, l’autre Drop. Bonne lecture


W.