Drop, c'est moi.
Et j'aime pas les blogs.
Non, en fait j'aime pas les bloggeurs. Oui, oui, je sais: j'écris un article... de blog. Très malin, merci. En plus, l'idée même de ce blog nous est venue dans un cadre des plus hipsters: le Fap Club au Carmen. Mon banquier pleure encore mes deux rhum-coca.
Bref, on voulait parler de cul, parlons de cul! Finalement malgré la flopée de bloggeuses (pardon j'en ai vraiment après les bloggeuses pas vrai) qui parlent un peu de leur vie sexuelle, je reste souvent sur ma faim. Très bien, ta soirée de défonce avec Mandy sur du MGMT samedi dernier t'a fait frétiller la culotte et tu t'es retrouvée avec une bite à chemise bûcheron-wayfarer dans la bouche des toilettes du... Euh non attends... Passons, tu me parles de tes histoires de fesse, de cœur, mais ce qui m'intéresse moi, c'est comment on en est arrivés là. Pourquoi avons-nous fait notre éducation sexuelleavec le porno plutôt qu'avec le bon vieux bizutage d'internat? Pourquoi ce besoin éperdu de rouler des pelles dès que la chaleur monte, que les lumières clignotent et que la musique fait boumboum? Que se passe-t-il dans la tête des jeunes pendant une partie de jambes-en-l'air? Et après? Enfin bref, COMMENT EN SOMMES-NOUS ARRIVES LA?!
Oh j'entends des cris... "A pooooil!"
Bon, ben pour inaugurer le Boudoir, je vais parler de moi, c'est ce que je fais de mieux.
Pour moi, le porno a toujours été partout. Dans un passage de livre, un téléfilm, une publicité... C'est sûrement pour ça que jusqu'à il y a quelques mois, je n'en avais jamais regardé. Pourquoi stresser sur l'ordinateur familial à surfer sur des sites internet ultra glauques qui t'ouvraient quinze fenêtres pop-up par clic, alors que je me contentais très bien de ce qui me tombait sous la main? (Ne détourne pas le regard, je l'ai vu dans tes yeux t'as pensé "Ah ouais Julie Lescaut")
En fait (petite musique de confession, attention lecteur je t'ouvre mon cœur), tout a commencé quand j'avais six ans. Mon père avait une bonne bibliothèque de bandes dessinées, et parmi elles, celle qui a marqué le début de ma vie sexuelle: Le Déclic de Manara. Je suis tombée dessus par hasard, je ne la connaissais pas, alors je l'ai empruntée. Je n'y comprenais pas grand chose, mais je la relisais encore et encore en cachette. Je me souviens très bien des couleurs, du frisson de l'interdit... J'ai tout de suite compris que ce n'était pas de mon âge, et surtout qu'il ne fallait pas que je me fasse piquer la main dans la culotte, mais trop tard j'avais mordu dans le fruit défendu.
C'est sûrement comme ça aussi que j'ai compris que le sexe était quelque chose de secret, d'un peu coupable et de légèrement tabou. Ensuite, je stockais les images un tant soit peu érotiques sur lesquelles je tombais dans un coin de ma tête, pour me les repasser le soir venu, dans le noir, entre les draps chauds et humides.
Finalement, la masturbation a toujours été une évidence pour moi: je ne me suis jamais demandée si ce que je faisais n'était pas dégoûtant, si c'était normal... (Par contre je me suis bien demandée si plus on le faisait moins ça marchait, je me suis vite rendue compte que non) Du coup, l'orgasme aussi a toujours été une évidence. Clitoridien, j'entends; et comme ça marchait à chaque fois, et que c'était le truc le plus agréable que je connaissais, ça ne pouvait pas être mal...
Évidemment, en quinze ans je me suis posée bien d'autres questions; quid de l'orgasme vaginal (qui reste pour moi une sorte de légende urbaine), des vibros, de l'amour, und so weiter. Pis il y a eu la première fois (bien tardive), la Liberté (on verra ça plus tard), les micro-bites, les méga-flops, les inquiétudes sur ma propre performance, les feux d'artifice au lit, ma planche à pain malgré l'adolescence révolue...
Quoi qu'il en soit, ce n'est pas grâce au livre "Comment naissent les bébés" que m'ont offert mes parents que je me suis rendue compte que quelque chose de louche se tramait sous la ceinture...
D.

Je... Je ne comprends pas...
RépondreSupprimerTout l'intérêt du sexe avec quelqu'un c'est justement de ne plus être obligé de jouir dans le vide, le pénis envellopé par le néant froid de l'air ambiant.
J'ose espérer très fort que ton panel n'est pas représentatif de la gente masculine.
tu te trompes d'article :)
RépondreSupprimerbien sur, l'intérêt est de ne pas avoir à jouir "seul", je comprends ce que tu veux dire. Sauf que la majorité de la gente masculine parisienne (et d'ailleurs) aime BEAUCOUP jouir dans la bouche de leurs conquêtes. Ce qui en soit n'est pas un problème, comme précisé c'est la répétition le pire.
Alors bon, c'est vrai que je ne parle pas là de "réels" cumshots comme dans un porno, où l'éjaculation doit être bien visible.
Mais la tendance est là, et certains mecs entrent dans l'extrême à ne plus pouvoir/vouloir jouir autrement.
Heureusement, pleins d'autres savent alterner.